jeudi 7 avril 2016

HISTORIQUE DES CRUES DE L'ARDECHE


LES CRUES DE L’ARDECHE :

Son débit moyen au niveau d’AIGUEZE / St MARTIN est de 65 m3/s, mais la rivière connaît des crues violentes, appelées « coups de l'Ardèche », au printemps et à l’automne et des périodes de très basses eaux en été. Lors de crues exceptionnelles, comme en 1827, 1890 et 1924, elle peut atteindre 7 800 m3/s et son niveau monter à la cote record de 21,4 mètres dans les gorges.

Pour nous la crue est bienfaitrice.

Elle lave la rivière de ses pollutions estivales ; déchets de pique-nique et plus : algues, vase du au soleil et manque d’eau.
Elle décape les galets, qu’elle range, ordonne, calibre.
A la décrue, on découvre les plages de sable immaculé tel un manteau de neige fraîche.


Le XIX ° siècle aurait été encore plus arrosé. La grande crue de 1890 est la seule qui ait marqué les esprit au point d'en noter le niveau maximal à l'aide de plaques, un peu partout dans la région.

Lors de grosses crues, la rivière dans sa partie Basse charrie plue de 5000 m3/sec. ( contre 5 à 10 m3/sec en période de sècheresse ). Sa vitesse atteint 20 à 25 km/h. en Cévennes et 12 à 15 km/h. dans les Gorges.
Du fait du rétrécissement du lit majeur de la rivière dans les Gorges, il se crée un phénomène de barrage et le niveau peut alors monter de plus de 20 m. sous le Pont d'Arc.

Lors de la Crue du 22/09/1890 l'Ardèche repris même son ancien méandre.
De telles inondations ne sont pas rares et font de l'Ardèche en ces occasions un des fleuves les plus terribles d'Europe.

Les plus fameuses crues sont celles de : 05/1382 - 11/02/1407 - 24/03/1476 - 07/1501 - 26/07/1508 - 09/1522 - 03/09/1664 - 09/09/1772 - 10/101827 - 28/10/1846 - 08/10/1878 et 21/10/1878 - 22/10/1890 - 29/10/1900 - 30/09/1958 - 06/10/1963 - 08/10/1970 - 10/11/1976 - 23/10/1977 - 08/11/1982

La Crue du 22 Septembre 1890 : La plus dévastatrice de toutes.
Elle atteignit 17,30 m. à la Tour du Moulin de Salavas - 21 m.au Pont d'Arc
Son débit approche les 7 500 m3/sec. ( ? ) au plus fort moment.
En se jettant dans le Rhône l'Ardèche refoulait le fleuve et le maintenait 2m. au dessus de son niveau habituel.
28 ponts furent emportés dont ceux de Vogüe - le pt de Beaume à Auriolles..., voies de communications, moulins, fabriques endommagés.
Une cinquantaine de morts furent dénombrés.

LES CRUES DE L’ ARDECHE :
sources : DDE Ardèche et « Ardèche Claire » 


Année
Date
Observations
Hauteur et débit à VALLON
1508
26 J
Déluge de Ste Anne

1543
6 Septembre
Grand déluge

1552 : 

L’ensemble du Vivarais est touché par de grosses inondations (près de 600 morts).

1567
1er Octobre
Tanneries de Vals emportées

1609
13 Septembre
Pont de Vals emporté

1644
3 Septembre
Crue très forte : 16,88 m au moulin de Salavas
16 m . 7150 m3/s
1679
28 Septembre
Pont de Vals et pont d’Aubenas emportés

1772
9 Septembre
Pont d’Aubenas emporté—14,70 m au moulin de Salavas
14m . 5774 m3/s
1782
16 Septembre
Pont de Voguë emporté—Plaine d’Aubenas inondée

1827
9—13—18 0ctobre
Pont d’Aubenas, pont de Vals, pont de St Just et oulin de Vogué emportés. Fermiers réfugiés dans les arbres—Foudre sur le clocher d’Aubenas– Inondation mémorable : 17 m au Moulin de Salavas- 3 jours de crue Nombreux morts. 792mm d’eau en 21heures à joyeuse.
17m . 7850 m3/s
1857
 10—19 Septembre
7 maisons emportées à Pont d’Aubenas . Dégats à Mayre. Ouragan à Largentière-14,20m au Moulin de Salavas.
13,50 m . 5436 m3/S
1890
22 Septembre
La plus forte crue connue. Arbres, bétail, maisons emportés. Pont d’Aubenas miné, Dégats à Mayre : 28 ponts emportés, 50 morts. 17m au Pont de Salavas.6000 m3 d’eau à Vallon
17,30 m . 8060 m3/s
1899
2 Novembre
10,20m au pont de Salavas.
10,20 m . 3202 m3/s
1900
29 Septembre

13,80 m . 5639 m3/s
1907
(6 crues)
16 Octobre

11,50 m  4068 m3/s
1958
30 Septembre

12,20 m . 4548 m3/s
1963
6 Octobre

10,10 m . 3146 m3/s
1970
8 Octobre

10 m . 3084 m3/s
1976
( 13 crues)
10 Novembre

10,50 m . 3394 m3/S
1977
23 Octobre

12 m . 4411 m3/s
1980
21 Septembre

8,10 m . 226 m3/s
1982
8 Novembre

11,20 m . 3863 m3/s
1992
22 Septembre
Gros dégats. 4 morts .
9,50 m . 2773 m3/s
1995
5 Octobre

9,23 m . 2606 m3/s
1996
13 Novembre

9,22 m .2615 m3/s
2000
14 Novembre

6,42 m . 1635 m3/s


Sur 193 crues recensées entre  1644 et 2000 , on constate :
Janvier : 17 . 8,8%      Avril : 3 . 1,5%      Juillet : 1 .  0,5%           Octobre : 58 . 30%
Février : 14  . 7,2%      Mai : 10 . 5,1%     Aout : 4 . 2%                  Novembre : 29 . 15%
Mars : 9 . 4,6%             Juin : 2 . 1%         Septembre : 31 . 16%   Décembre : 13 . 6,7%

Plus de crues dépassant les 10m depuis 1982.
Des recherches historiques, on peut retenir :
•  sur 500 ans, 19 crues mémorables se sont produites, soit une tous les 25 ans ;
•  sur ces 19 crues, 12 ou 13 au moins ont provoqué des morts et des dégâts importants, soit environ une tous les 40 ans



CRUE 2003 



CRUE 2014 : Une crue importante de l'Ardèche, qui a atteint 9m à midi à Vallon-Pont-D'arc pour décroitre après
 un peu moins haute

l'état des rivières sur le site :
http://www.vigicrues.gouv.fr/niv_spc.php?idspc=20

mercredi 6 avril 2016

LA CRUE HISTORIQUE DE L'ARDECHE DU 22 SEPTEMBRE 1890

Un peu de chauvinisme en intro : l'Ardèche est gardoise sur une partie de son cours : rive droite. Elle a donné son nom au département et non le contraire. Elle est bien un peu à nous !

J'ai pris cette photo à l'angle du restaurant QUAI SUD à l'entrée du sens unique quand on vient de St Just exactement au croisement de la Rue du Moulin et du Quai des Pescadous (D200)  

Elle indique le niveau (à 2,08m du sol) atteint par la rivière au plus fort de la crue le 22 Septembre 1890.


Inondations en Cévennes - Crue historique de l'Ardèche

J'ai trouvé les indications suivantes sur les sites ci-dessous :

http://pluiesextremes.meteo.fr/1890-09-23/crue-historique-de-l-ardeche.html

http://pluiesextremes.meteo.fr/media/mini/1890_09_23_evt.gif  
23 septembre 1890



""
En matière de pluviométrie exceptionnelle, l’épisode de septembre 1890 constitue, pour l’Ardèche, la référence principale. Les crues que subirent les rivières à cette occasion demeurent, depuis plus de cent ans, les plus fortes jamais observées

Monsieur Henry Vaschalde a largement décrit le phénomène, tant du point de vue de l’observateur météorologique, qu’il était à l’établissement thermal de Vals-les-Bains, que de celui du chroniqueur ardéchois.
C’est grâce à son récit que l’on peut reconstituer la chronologie de l’épisode, lequel s’est produit en deux temps (Source: Inventaire des épisodes de pluies en Ardèche, 1807-1994):
- les fortes pluies orageuses commencent dans la nuit du 19 au 20 septembre. Elles se poursuivent, sans faiblir, jusqu’au matin du 22 (vers 8 heures).
Dans cette première phase, elles touchent surtout, semble-t-il, l’Ardèche méridionale. Vals-les-Bains aura reçu 339 mm d’eau pendant environ 54 heures.
- après une accalmie dans la journée du 22, les orages reprennent la nuit suivante, en affectant, cette fois-ci, de façon privilégiée, le nord du département.

Les dégâts furent considérables. Sur le seul bassin de l’Ardèche, 28 ponts furent emportés. Le réseau routier souffrit énormément. Les destructions furent innombrables. On compta une cinquantaine de morts… 

" A Vallon, le 20 septembre, à 6 heures du soir, les eaux de l’Ardèche mesuraient 4,80 m à l’échelle du pont suspendu.
Le lendemain dimanche, à 2 heures du matin, eut lieu le maximum de cette première crue : 12,10 m. Les eaux, baissant d’une manière continue, ne mesuraient plus que 6,60 m à 4 heures du soir. Mais le temps restait menaçant ; les éclairs se succédaient sans interruption dans la nuit du 21 au 22.
Le 22 septembre, à 6 heures du matin, l’Ardèche mesurait déjà 9,10 m ; à 8 heures, la crue atteignait 13 m, et vers midi 17,30 m. Son lit de Vallon à Salavas, avait une largeur de 800 à 900 m. Elle débitait environ 10000 mètres cubes par seconde.
Au Pont d’Arc, la crue a dû atteindre 21 m… "

Il a été mesuré 971 mm à Montpezat (Ardèche)
en 5 jours (du 19 au 23 septembre 1890).""

mardi 5 avril 2016

UN PLUS IMPORTANT POUR CEUX QUI VOUDRAIENT TRAVAILLER SUR LA GUERRE 14 18 : Didier VENTAJOL S'EST APERCU QUE LES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES ONT MIS EN PLACE UN SITE SPÉCIAL CONCERNANT LES APPELÉS QUI ONT PARTICIPE A LA GUERRE

"les archives départementales ont mis les fiches signalétiques de tous les appelés du département pour la période qui intéresse la première guerre mondiale.  Ca permet de connaître le parcours de tous les individus ayant participé au conflit.... Un plus pour retracer l'histoire de ce triste épisode sur notre commune... 

Par exemple mon grand-père Ventajol Félicien qui en est revenu, et dont la fiche m'a appris qu'il avait une très faible vision mais qui malgré tout a fait toute la campagne....


Je te donne le lien si tu ne le connais déjà:

http://bach.anaphore.gard.fr/matricules/search

A plus,

Didier ""

Merci beaucoup pour ta vigilance et ton intérêt pour l'histoire de notre village.


samedi 2 avril 2016

SORTIE SUR LE SITE DE LA MALADRERIE avec le SGGA PHOTOS DE Michelle PEYNAUD POUR RACINES AIGUEZOISES





une partie du groupe


une charbonnière a laissé des traces indélébiles sur le sol témoignant de ce passé de notre territoire.



magnifiques vues sur les gorges de l'Ardèche








Sur le site de la Maladrerie

PHOTOS DEPUIS LE DONJON PRISES EN 1953 communiquées par Claude MEUNIER






UN DOCUMENT COMMUNIQUE PAR Christophe PINGET (Famille PINGET Henri La Souche Grand Rue AIGUEZE)


Un document de Christophe PINGET (SUISSE) :

""Salut Roland,

J’ai vu sur ton blog que tu triais tes archives…
Par curiosité, j’ai été voir sur les archives en ligne de « La Nouvelle Revue » et j’ai trouvé un second article concernant Aiguèze que je te fais suivre ci-joint pour information.
Bonne fin de semaine,
Christophe.""

Une photo du donjon avec l'échafaudage.





La NOUVELLE REVUE de LAUSANNE du 17 JUILLET 1975.

UN DOCUMENT DE DIDIER VENTAJOL SUR LA MADELEINE

""Ci-joint un document que j'avais découvert aux archives départementales dans une liasse...

Il s'agit du plus ancien document citant le devois du Chambon (Englobant la Madeleine). Ces quelques lignes sont très importantes car elles prouvent qu'en 1550 ce devois dépendait du prieuré du Garn, lequel avait charge de payer les impositions au diocèse. Le prieur régissait ce domaine au nom de l'église Cathédrale d'Uzès.

Ce document est daté du dernier jour du mois de mai 1550, c'est l'estimation faites par Clément Guygon et Bertrand Pomet, députés pour la recherche générale du diocèse d'Uzès, ici des terres prétendues nobles situées sur le mandement d'Aiguèze. Figurent: Les hoirs de noble Eymard de la Balme, le seigneur de Boussargues, le seigneur de St andéol, le prieur de Notre Dame du Gart (qui nous intéresse ici) et l'hôpital du St Esprit (qui possédait l'hôpital d'Aiguèze avec la terre de Espié)
"Le prieur du Gard terre appellé Le debvois de Chambon...." (Ps Le Gart, Gard ou Gar est l'ancienne forme du Garn)

Il est également à noter que dans le sud de la France les terres nobles étaient imposables (taille réelle) contrairement au nord...

Je pense que des documents existent pour remonter plus haut, mais c'est souvent chercher une aiguille dans une botte de foin, si je la trouve je te l'envoie...

Didier""



Nous remercions Didier VENTAJOL d'enrichir notre banque de documents.

mardi 29 mars 2016

 

Randonnée accompagnée jusqu'à la Maladrerie des Templiers, suivie d'une conférence à 18h à la salle polyvalente du Garn (ouvert à tous)

La Maladrerie des Templiers : quelle réalité ? après quatre campagnes de fouilles entre 2012 et 2015, l'histoire de la Maladrerie des Templiers est renouvelée. Les dernières fouilles de l'archéologue apportent donc un nouveau regard sur ce site exceptionnel !


De la part de Bénédicte RAOUX SGGA

Se signaler à CHARLY Président de Racines Aiguézoises pour ceux qui voudraient participer à ce titre.

UNE SOUCOUPE VOLANTE POSÉE DANS LES BOIS DE MEYSELLE


Posée là depuis de nombreuses années (sûrement le siècle dernier) cette lourde soucoupe volante ou qui en tout cas se présente comme ça n'a pas suscité la convoitise des randonneurs qui auraient pu la charger sur leur sac à dos.

Elle ne demande qu'à raconter sa vie : comment est-elle arrivée à atterrir là, à quoi a-t-elle servi exactement (même si on pense qu'elle a participé au travail des charbonniers) a -t-elle d'autres congénères à proximité ou plus loin ? Etc... 

Autant de questions que je soumets à votre sagacité ou érudition ainsi qu'aux explications de RACINES AIGUEZOISES à qui je propose d'étudier cette énigme. 

Par contre je peux vous la présenter, j'ai sauvegardé dans ma tête le chemin et je vous propose ces photos !




Vous pouvez intervenir dans la zone "commentaires"


Merci au Récataïre pour l' explication ci-dessous qui prouve qu'il est bien précieux pour l'histoire de notre village et qu'il en connait "un rayon" ! :

""Salut Roland,

On en trouve au moins trois autres sur Aiguèze, une dans la combe de la Conche du Lume et deux dans celle du Tour...
C'est la forme "décadente" de la traditionnelle charbonnière, et était utilisée dans les années 40 (dixit mon grand oncle qui était charbonnier à Aiguèze) La cuve était "facilement" déplaçable et évitait la fastidieuse couverture de terre... C'est vrai que c'est un beau témoignage des métiers d'antan ! Merci pour les belles photos !

A plus ""

Cette explication sur Internet : http://www.visorando.com/randonnee-les-encanaux-par-les-ravins-de-coutronne/charbonniere-ou-four-a-charbon-de-bois-d.html

""L'appareil Moreau (photo ci-dessus) a été mis au point aux environs de 1875 : « il se compose d'une cage en forme de dôme composé de plaques de fortes tôles montées sur un bâti en fonte. La partie supérieure se termine par une cheminée munie d'un couvercle mobile ; la partie inférieure est ouverte et la cage se pose simplement sur une aire préparée comme pour une meule ordinaire ».
Historiquement, en Europe, la carbonisation était réalisée par des charbonniers (ou carboniers), directement en forêt au plus près de la ressource en bois.""

Détails de fonctionnement du four à charbon de bois :
http://www.cpauvergne.com/2015/06/les-fours-a-charbon-de-bois.html